Meryl Streep

Glenn Close et Meryl StreepDeux actrices, deux visions, la même passion

Par Isabelle Hontebeyrie - Collaboratrice - Cineplex.com le 26 février 2012
Les Oscars, Cinéma américain


  
Meryl Streep (© Valerie Macon/GettyImages)
Glenn Close et Meryl Streep, toutes deux en lice pour l’Oscar de la meilleure actrice ont des visions complètement différentes de la manière dont leur maquillage les a aidé à incarner les personnages d’Albert Nobbs et de Margaret Thatcher, La dame de fer.

Les comédiennes étaient les invitées surprise du Symposium organisé samedi après-midi à Los Angeles par l’académie des Oscars et réunissant les nommés dans la catégorie du meilleur maquillage.

Glenn Close est arrivée avec Martial Corneville, Lynn Johnston et Matthew W. Mungle, tous trois nommés dans la catégorie du meilleur maquillage pour leur travail sur Albert Nobbs. L’actrice a révélé que le processus de travail de création du personnage – une Irlandaise du XIXe siècle qui décide de se grimer en homme pour trouver du travail – a débuté trois ans avant que soit donné le premier tour de manivelle.

« Il fallait que je me convainque que nous étions capables de créer une personne totalement différente », a expliqué l’actrice de 64 ans qui a également agi à titre de scénariste et de productrice d’ Albert Nobbs.

Les prothèses (des lobes d’oreilles, un nez et un menton étaient appliqués patiemment pendant plusieurs heures tous les jours) ainsi que la perruque lui ont permis de développer son personnage et de comprendre sa psychologie.

Un travail qu’elle avoue avoir été incapable d’effectuer si elle s’était reconnue. « Je ne voulais pas avoir le fardeau de mon propre visage », a-t-elle confié. Et dès que la première transformation a été réalisée, « je me suis regardée et ce n’était plus moi. J’ai alors cru en ce que ce visage pouvait faire. »

Par contre, avec les maquilleurs Lynn Johnston et Matthew W. Mungle, Glenn Close a décidé de conserver la couleur naturelle de ses yeux plutôt que d’avoir recours à des verres de contact foncés. « Les yeux clairs sont plus expressifs que les foncés. Dans le cas d’Albert Nobbs, ils deviennent la fenêtre dans son esprit. Et c’est la manière que j’ai trouvée d’exprimer ses émotions et ses sentiments. »

Étrangement, Meryl Streep ne partage pas du tout cette manière de voir les choses. L’actrice, qui détient le record du nombre de nominations aux Oscars (17, incluant celle pour The Iron Lady), avait besoin de ses attributs naturels pour pouvoir incarner Margaret Thatcher à différents âges.

Sur le plateau, elle a travaillé avec J. Roy Helland (qui est son maquilleur depuis 37 ans) et Mark Coulier, connu pour son travail de création de Voldemort dans la saga des Harry Potter.

« Nous devions penser à un procédé qui nous permettrait de couvrir 40 ans de la vie de cette femme très connue. Nous avons donc effectué deux tests avant le début du tournage et avons passé notre temps à enlever du maquillage et des prothèses », a détaillé Meryl Streep.

« Quand je me suis regardée dans le miroir, c’est moi que j’ai vu… ce qui était extrêmement important. Le nez et le cou  [des prothèses] ont créé une ressemblance visuelle avec Margaret Thatcher tout en me conférant l’entière liberté d’être moi-même. Je n’ai pas réalisé que je portais un maquillage. »

Elle a donc pu se concentrer sur ses expressions faciales, sa prestation la rendant méconnaissable. Elle a d’ailleurs ajouté que son déguisement de Margaret Thatcher lui avait permis de se  payer un luxe inédit! « Je n’ai jamais pu me promener dans les rues de Londres sans qu’on me regarde. [Grimée], les gens m’évitaient ! »

Et nous saurons bientôt si l’une de ces deux comédiennes repart avec la très convoitée statuette dorée de la Meilleure actrice.

Consultez notre dossier spécial sur les Oscars>>


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