C’est sans l’ombre d’un doute que
Robert Downey Jr. et
Jude Law nous reviennent pour le temps des Fêtes avec S
herlock Holmes: Le jeu des ombres. Interrogatoire.
Plus d’un siècle a passé. Le Manoir Waddesdon, en Angleterre, est toujours entouré de calèches et de costumes ancestraux. Mais aussi de stars du cinéma, à savoir
Robert Downey Jr. et
Jude Law, en compagnie du réalisateur
Guy Ritchie, pour tourner
Sherlock Holmes: Le jeu des ombres. La suite ramène le détective privé Sherlock Holmes et son fidèle associé, le Docteur Watson, pour vaincre leur plus grand ennemi, le Professeur Moriarty (incarné par
Jared Harris, connu pour la série télévisée
Mad Men). Dans leur quête, les acolytes se feront aider par une diseuse de bonne aventure, campée par
Noomi Rapace (
Millénium).
Entre deux prises, Downey et Law nous parlent de leur retour sur la scène du crime.
Vous avez déjà dit avoir aimé jouer Holmes et Watson dans le premier film. Comment vous sentez-vous de revenir pour la suite?
Downey: Depuis que M. Law et moi-même nous sommes rencontrés, les rires et le plaisir viennent naturellement. Mais nous sommes sérieux quand il est question de Holmes et Watson. On peut dire qu’on aime transpirer ensemble!
Law: Nous aimons le travail et nous avons du plaisir à jouer ensemble. Parfois, le bon personnage vient à nous au bon moment. C’est ce que nous ressentons avec nos rôles dans Sherlock Homes: voir l’autre vivre la même expérience.
Downey: Pour moi, le succès de Sherlock et la bonne réponse du public ont été un des plus beaux sentiments que je n’ai jamais eus.
Vous ne vous attendiez pas à ce que le film soit bien reçu?
Downey: Non, je savais que nous tenions une combinaison gagnante. Quelque chose a cliqué entre nous deux et c’est pourquoi le film a marché, sans mentionner la belle chimie que nous avions avec Guy. C’est difficile à répéter; comment recréer la magie qui s’est développée la première fois? Je ne suis pas habitué aux studios qui aiment notre travail et qui en redemandent.
Law: C’était un soulagement. Je me souviens que, pour le premier film, nous sommes arrivés avec tellement d’idées provenant du livre que beaucoup de détails n’ont pu être inclus. Quand nous avons su que le film avait remporté un tel succès et qu’il y aurait une suite, nous avons sauté sur l’occasion pour intégrer toutes ces idées.
Downey: Plusieurs spectateurs ont découvert les personnages de Sherlock Holmes grâce au premier film. Ce qui est bien avec le deuxième volet, c’est qu’on a eu la chance d’honorer encore plus le travail de l’auteur Conan Doyle. L’histoire est aussi palpitante, non loin des livres qu’il a écrits.
Selon vous, que penserait Conan Doyle de la version cinématographique de son œuvre?
Downey: Je suis convaincu qu’il aurait une plainte ou deux à faire, mais nous avons fait de notre mieux pour mettre ses mots dans nos bouches. Il serait sûrement heureux de voir comment nous avons ramené Watson à sa description originale. Mais, s’il y a une chose que j’ai apprise, c’est que les comparaisons sont dangereuses.
Law: Quand on regarde la source de n’importe quoi, il y a toujours différentes interprétations. Ce film est notre interprétation de Sherlock Holmes. Je ne pense pas que nous nous sommes beaucoup éloignés de l’histoire originale, comme plusieurs l’auraient cru. Nous avons tout de même été originaux pour qu’il soit rafraîchissant. Je suis certain qu’il serait très reconnaissant.
La tendance est aux suites de films plus sombres. Est-ce que le second volet de Sherlock Holmes va dans ce sens?
Law: Je ne sais pas pourquoi il y a cette tendance, mais vous avez raison, ça semble être le cas. Nous avions également ça en tête en faisant le film. Le personnage de Moriarty et son côté machiavélique empruntent cette direction. De plus, une bonne partie du long-métrage se déroule ailleurs qu’à Londres. On a vraiment l’impression que les personnages n’ont pas de pied-à-terre. Le résultat est beaucoup plus périlleux que le premier film. Tout peut arriver!
Appréhendiez-vous de faire la suite?
Law: J’étais nerveux de recréer la même formule pour la suite. Comment revenir et recréer la chimie? Une fois que nous avons commencé, tout est revenu comme avant, d’un seul coup.
Downey: Exactement. Nous sommes tous prêts à revenir avec Sherlock Homes 3, en passant. Nous sommes prêts et gonflés à bloc.