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La Fille du puisatier? C’est elle! Ce mois-ci, Astrid Bergès-Frisbey brille dans ce remake de Marcel Pagnol. Balade en eau douce.
Un thème marque la filmographie d’Astrid Bergès-Frisbey: l’eau. À 25 ans, l’actrice franco-espagnole a déjà érigé Un Barrage contre le Pacifique aux côtés d’Isabelle Huppert. Puis, elle a plongé dans les fonds marins pour donner vie à la mélusine Syrena de Pirates des Caraïbes: La fontaine de Jouvence. Ce mois-ci, elle saute tête première dans l’univers de Marcel Pagnol pour camper une mère amoureuse et indigne dans La Fille du puisatier.
Ce long-métrage est la première réalisation de Daniel Auteuil, qui, en plus de diriger Bergès-Frisbey, incarne son père dans ce remake de 1940. Une histoire de puits, de larmes et de rivières qui, après voir séduit la France l’an dernier, débarque enfin chez nous. Nous avons profité de notre passage à Paris pour discuter avec la belle autour d’un verre (d’eau, évidemment).
Quand avez-vous entendu parler de La Fille du puisatier pour la première fois?
C’est une histoire incroyable. Je commençais ma formation en art dramatique. La toute première scène qu’on m’a demandé de préparer était tirée de La Fille du puisatier. Si je me remets en mémoire comment ça s’est déroulé, franchement, c’était catastrophique.
Qu’est-ce qui était catastrophique?
Moi! Parce que je n’avais pas les armes que j’ai dorénavant. Je n’avais ni expérience ni formation. Du coup, quand j’ai appris que Daniel allait adapter La Fille du puisatier et que je pourrais auditionner, j’étais hyper intriguée. C’était une chance inouïe de pouvoir me faire réentendre dans ce rôle. J’avais l’impression de pouvoir racheter mes moments d’actrice débutante et hésitante!
Comment se sont déroulées les auditions?
J’avais deux scènes à enregistrer devant une caméra sans la présence de Daniel. Trois semaines plus tard, mon agent m’a appelée et m’a dit: «Tu vas rencontrer Daniel Auteuil.» Je pensais qu’il rencontrait plusieurs jeunes comédiennes et que c’était un deuxième tour. En fait, on s’est rencontré et au cours de la conversation, il m’a dit: «C’est dur de choisir sa fille, mais je suis heureux que ce soit toi.» En sortant, j’ai appelé mon agent et j’avais l’impression étrange qu’il m’avait offert le rôle. Elle m’a dit: «Astrid, il n’y a que toi qui ne le crois pas! Je le savais, mais je ne voulais pas te le dire. Je voulais que ce soit lui qui t’annonce la bonne nouvelle!» J’étais ultra excitée!
Vous n’avez pas eu de répit entre ce tournage et celui de Pirates des Caraïbes. Le contraste a dû être immense.
Oui, je n’ai eu que deux jours! Deux jours incluant 24 heures de vol! Et je me dirigeais vers le plateau d’un film où je ne parlais pas la langue! J’étais pétrifiée. Mais l’équipe était tellement enthousiaste, tellement heureuse d'être là. Ils sont une grande famille d’enfants qui font ça avec tout leur cœur et leur amour. Tout le monde m’a donné un coup de main pour la langue. Puis, Rob Marshall est un cinéaste très près de ces acteurs. C’était hyper sécurisant, surtout dans un film où la technique peut être tellement prenante. Je ne m'attendais pas du tout à ça. Lorsque Rob veut vous dire quelque chose, il traverse tout le plateau pour venir vous le dire à vous. Il n’envoie pas une tierce personne. Il ne va pas hurler dans une espèce de mégaphone. Il a un rapport extrêmement humain. Je crois que j'ai été très chanceuse.
La taille de la machine vous a-t-elle surprise?
Oui, mais je me suis dit que la caméra est plus grande parce que c'est une caméra 3D. Mais, au final, il y a beau avoir 800 personnes en train de travailler, le noyau est toujours le même. C'est toujours un réalisateur, des acteurs, une caméra et un chef opérateur.
Le tournage était à Hawaii. Pourtant, vous avez la peau si blanche dans le film.
Je voulais que ma sirène soit très pâle parce que ces créatures vivent au fond de l’océan et qu’elles ne voient pas la lumière du jour. Je revenais du sud de la France, j'avais déjà pris des couleurs. Je voulais perdre le bronzage que j'avais pris sur La Fille du puisatier. Après, il fallait rester pâle. Le seul moyen de ne pas bronzer est de ne pas sortir. Je ne sortais que lorsque le soleil était vraiment descendu.
À quoi rêvez-vous?
À un tas de trucs! Mais jamais à quelque chose de concret parce que je déteste être déçue. Je suis quelqu'un qui adore les surprises. Par exemple, que Daniel Auteuil m'offre ce rôle a été un beau cadeau de la vie. Je ne m’y attendais pas. Si je me dis qu’il faut que je tourne avec untel dans un tel film, je ne serai jamais heureuse. Je veux vivre le moment présent à fond. C’est la seule façon pour moi de profiter de ce qui se passe à la place.
Cineplex inc. (« Cineplex ») est la plus importante entreprise d’exploitation de salles de cinéma au Canada et possède, loue ou exploite en coentreprise 130 cinémas totalisant 1,359 écrans qui accueillent environ 70 millions d’invités annuellement. Cineplex, dont le siège social est situé à Toronto, exploite des cinémas de la Colombie-Britannique jusqu’au Québec. Fière d’être Canadienne, Cineplex est le fournisseur exclusif d’UltraAVXMC et la plus importante entreprise d’exploitation offrant la technologie de projection numérique, 3D et IMAX au pays. Comptant une main-d’oeuvre de plus de 10 000 employés, l’entreprise exploite les cinémas des marques reconnues suivantes : Cineplex Odeon, Galaxy, Famous Players, Colisée, Colossus, StarCité, Cinema City et les cinémas Banque Scotia. Les actions de Cineplex sont négociées à la Bourse de Toronto (TSX) sous le symbole « CGX ».