Destin animé

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Décrocher la Lune? Pourquoi pas.



Cet été, vous assisterez peut-être au vol le plus ambitieux de tous les temps. Et en 3D à part de cela!
«Voler la Lune, c’est métaphorique. C’est le plus beau trophée à remporter», affirme Pierre Coffin, réalisateur de Détestable moi, à l’affiche dès le 9 juillet. Français comme le personnage central du film, Coffin a commencé chez Spielberg, aux États-Unis. C’est avec l’Américain Chris Renaud qu’il a réalisé ce film d’animation. Ce dernier a travaillé chez Marvel (Iron Man, Spider Man) et DC Comics (Superman, Batman) avant de retourner à L’Ère de glace et de construire des Robots.

Chacun maître en son pays, les deux cinéastes travaillaient ensemble pour la toute première fois. Cette collaboration a donné naissance à Gru, un super-vilain dont l’ambition de ravir l’astre de la nuit n’a d’égal que sa malchance. «Nous voulions que Gru ait un projet vraiment fou. Hors de question de tuer qui que ce soit. C’est un film familial», précise Coffin.

Un vilain pour la famille! Tête ronde et sourire sournois, Gru promène une stature carrée sur des jambes fluettes. Il est méchant, mais pas épeurant. Il dirige une armée de petits vilains portant lunettes et salopette et son arme de prédilection est un fusil frigorifiant semblable à un sèche-cheveux.

Gru est si family-friendly que trois petites orphelines s’en amourachent au point de le vouloir comme papa. Cet amour contrecarrera ses plans diaboliques. Quand on est papa, on n’a pas le temps de dominer le monde, non?

Voix actées

Au-delà des images, il y a la parole. «Toutes les voix sont importantes. Elles donnent leur personnalité aux personnages», explique Pierre Coffin. En anglais, le très convoité Steve Carell (Méchante soirée) fait parler Gru. Il s’exprime d’une voix susurrée, sifflante, comme celle de l’interprète de Dracula, Béla Lugosi. «Nous étions confiant que Steve Carell serait parfait pour Gru. Nous avons tout de suite adoré sa voix. Elle le définit parfaitement!», explique le réalisateur, satisfait.

Il y a aussi Jason Segel dans le rôle de Vector, ennemi juré de Gru, et Russel Brand qui incarne le Dr. Nefario (parodie du Dr. Strangelove de Kubrick). La participation la plus étonnante reste celle de Julie Andrews. Loin de fredonner la mélodie du bonheur, l’actrice campe l’abominable maman de Gru. «C’est surprenant de voir Mary Poppins jouer une méchante», explique Coffin.

Grâce à une telle distribution et à cette charmante histoire, Détestable moi figurera peut-être au palmarès des plus gros films de l’été. Oui, Gru partira bel et bien à la conquête du monde. De tout ce monde qui ira voir le troisième film d’animation 3D à occuper nos écrans en quelques semaines, après Shrek Il était une fin et Histoire de jouets 3. Mais, comme on dit, jamais deux sans Détestable Moi!

À vos Marc… Parlez!

Qui de mieux que Marc Labrèche pour prêter sa voix au personnage principal de Détestable moi? Au Québec, Labrèche devient Gru. Notre grand blond sournois a une voxographie intéressante. En plus de donner la parole à Krusty et Otto dans Les Simpsons, il a aussi fait rebondir Slinky dans Histoire de jouets. Les plus vieux se rappelleront Donatello, la plus loquace des Tortues Ninja!

Mi-panthère rose, mi-M. Bean

Les créateurs se sont inspirés d’icônes britanniques pour créer Gru. Le voleur est un croisement entre Peter Sellers, célèbre pour le rôle de l’inspecteur Clouseau dans La Panthère rose et de Rowan Atkinson, l’interprète de M. Bean. Le personnage a le regard sombre de Sellers et le nez proéminent d’Atkinson.

FLASH

C’est l’humoriste chouchou de l’heure, Gad Elmaleh qui parlera pour Gru dans la version présentée en France.

Propos recueillis par Mark Pilkington