Jennifer Garner

Match parfait

Jennifer Garner sait mener deux combats de front. Voilà dix ans que cette maman de trois enfants, mariée à Ben Affleck, jongle avec une carrière grandissante.

En 2006, huit mois après avoir donné naissance à Violet, l’actrice de 41 ans retournait bosser sur le plateau du film d’action Le Royaume. Trois ans plus tard, elle revenait devant les caméras dans la romance La Saint-Valentin, et ce, à peine six mois après avoir accouché de Seraphina. En novembre 2012, elle participait au tournage de Dallas Buyers Club, neuf mois après que son premier garçon, Samuel, soit né.

«J’étais sensible, car c’était difficile de laisser mon bébé dans une chambre d’hôtel ou à la maison quand j’allais travailler, confie-t-elle, lors d’une entrevue accordée à Toronto. Et comme j’allaitais mes enfants, j’étais très émotive dès que je les quittais; ça m’a pris quelques semaines pour m’y habituer.»

Une fois le tournage de Dallas Buyers Club terminé, Garner s’est offert quelques mois de répit pour passer du temps auprès de sa marmaille, mais aussi pour voyager avec Affleck, au moment où il récoltait les honneurs pour Argo. «Je voulais être à ses côtés pour tous ses voyages… Je sentais que j’avais besoin d’être présente pour lui», poursuit-elle.

Et son soutien lui a porté chance: Argo – réalisé par son mari qui y tient également le rôle-titre – est reparti de la 85e cérémonie des Oscars avec la statuette du Meilleur film.

 

Femme de carrière

Mais Garner aime beaucoup trop son métier n’être qu’une accompagnatrice. En l’espace de quelques mois, la star était de retour au boulot, prête à enfiler les productions. «Je viens tout juste de faire ce film, Le Repêchage, et ensuite Imagine. En ce moment, je travaille sur Alexander and the Terrible, Horrible, No Good, Very Bad Day, et j’ai un autre projet qui m’attend tout de suite après. Je suis donc très occupée, même si certains de ces films représentaient seulement deux semaines de travail; ce ne sont pas toutes de grandes productions.»

Le Repêchage prend l’affiche ce mois-ci. Réalisé par le Canadien Ivan Reitman (Ghostbusters), le long-métrage ramène Kevin Costner dans un genre qui lui sied à merveille: les films sportifs. Cette fois-ci, l’acteur de La Belle et le vétéran et Au-delà du jeu et de l’amour se consacre au football. Il incarne le gérant des Browns de Cleveland, qui cherche à obtenir la meilleure recrue lors du repêchage de la NFL.

À ses côtés se trouve Garner qui interprète l’avocate du club. Son mandat: respecter le plafond salarial et contester les décisions du manager. L’actrice s’est d’ailleurs inspirée de la vraie directrice des affaires légales des Browns, Megan Rogers, pour mieux camper le rôle. «Kevin y livre une performance incroyable, commente Garner. Et Ivan Reitman y allait à fond de train. Il était en feu lors du tournage.»

Quand Jennifer a accepté de participer au projet, l’histoire suivait les Bills de Buffalo. C’était avant que les studios changent le club pour les Browns de Cleveland, car il coûte moins cher de tourner en Ohio. Le Midwest attendait donc la famille Garner-Affleck: «Les enfants étaient avec moi à Cleveland. On a fait en sorte que ça fonctionne, même si ce n’est pas quelque chose que nous avions prévu. C’est arrivé comme ça. Avant de paniquer et de se dire que ça ne marchera pas, on s’assoit toujours ensemble et on regarde nos options.»

 

Secrets de famille

Si Imagine, une comédie dramatique qui met en vedette Al Pacino et Annette Bening, attend toujours sa date de sortie, le film familial Alexander and the Terrible, Horrible, No Good, Very Bad Day prendra l’affiche en octobre. Garner et Steve Carell incarnent les parents d’un garçon de 11 ans qui, comme le titre l’indique, passe une journée particulièrement médiocre. «C’est un gros film de Disney, amusant et familial. Le paradis, quoi!»

D’autant plus que Imagine et Alexander ont tous deux été tournés à Los Angeles, permettant à l’actrice de passer plus de temps à la maison. «J’ai été tellement reconnaissante de pouvoir faire quelque chose que j’aime. Allez au travail, rire, être entourée de gens que j’admire et faire aller mes neurones. De dire à mes enfants: “C’est correct, maman va au travail. C’est bien de travailler, je suis toujours votre mère. Et j’ai congé demain.” La vie est beaucoup plus simple lorsqu’on n’est pas la tête d’affiche d’un film.»

Les enfants sont-ils conscients que leurs parents font partie de la royauté d’Hollywood? «Ils ont en quelque sorte toujours compris ce que nous faisions, répond la belle brune. Ma fille aînée a eu deux ans lorsque je jouais dans une pièce de théâtre à New York. Pour elle, mon emploi consiste à me faire maquiller et coiffer, puis à m’incliner devant le public. Elle prenait sa sieste en matinée et se réveillait juste à temps pour assister aux applaudissements après la pièce. Notre plus jeune, elle, me demande toujours: “Pourquoi ne fais-tu pas plus de dessins animés? J’aimerais que tu ne fasses que ça!”»

Elle devra patienter. Les dessins animés ne sont pas au programme de l’actrice, qui aspire plutôt à prendre une pause. Pour l’heure, Jennifer Garner travaille sur quatre films en tant que productrice, mais aucun rôle ne l’attend. «Depuis un moment, j’aime vraiment la vie que je mène. J’apprécie chaque jour parce que les choses vont bien pour moi. Je suis heureuse dans mon mariage, avec mes enfants et au travail. Mais je suis probablement plus joyeuse à la maison avec mes trois enfants sur les genoux, à lire des livres et à faire sauter des crêpes.��

Le Repêchage sera en salle dès ce vendredi le 11 avril. Réservez vos billets!