Josh Duhamel

Un Havre de paix: une entrevue à cœur ouvert avec Josh Duhamel

Josh Duhamel nous donne rendez-vous à la Saint-Valentin. Tête-à-tête dans Un Havre de paix avec un mâle alpha… hyper romantique!

Josh Duhamel a beau être le gars le plus terre-à-terre du gratin hollywoodien, évitez de lui dire qu’il est gentil. «Je n’aime pas qu’on me qualifie de gentil. Pas du tout. J’essaie toujours d’être respectueux avec tout le monde, peu importe de qui il s’agit, mais je ne veux pas être M. Gentil.»

C’est le seul moment, en 20 minutes de bavardage, où la star lève le ton. De sa maison à Los Angeles (qu’il partage avec sa femme Fergie, la chanteuse des Black Eyed Peas), l’acteur ne recule devant aucune question. Il semble (oserons-nous le dire?) gentil. Tout à fait à l’image de son personnage dans Un Havre de paix, à l’affiche ce mois-ci. Duhamel y joue un père veuf, propriétaire d’un magasin général dans un village de la Caroline du Nord. Son cœur bat à nouveau lorsqu’une mystérieuse jeune femme (Julianne Hough) emménage dans les environs. Mais le lourd secret qu’elle cache ne tardera pas à la rattraper et à compliquer leur liaison passionnelle. Cette romance à l’eau de rose sera projetée sur des centaines d’écrans à travers l’Amérique du Nord le jour de la Saint-Valentin. Josh Duhamel devient ainsi le dernier beau gosse à jouer une adaptation au grand écran des romans de Nicholas Sparks (Les Pages de notre amour, Cher John, Le Porte-bonheur). C’est le genre de blockbuster qui pourrait bien propulser sa carrière à un nouveau sommet. Après tout, c’était le cas pour Ryan Gosling, Channing Tatum et Zac Efron.

Le gars d’à côté

Conscient de l’impact que ce drame sentimental pourrait avoir sur son avenir au cinéma, Duhamel ne se lance aucune fleur. Il estime être un gars tout ce qu’il y a de plus «normal». Et on y croit presque, considérant que la célébrité lui apparaissait autrefois comme un mirage lointain. «Enfant, je rêvais d’être connu, se rappelle le natif du Dakota du Nord. Sous la douche, je m’imaginais incarner certains rôles au cinéma et donner la réplique. Mais jamais je n’ai pensé que ça se réaliserait. D’où je viens, ce genre de choses ne se peut pas.» Le jeune Duhamel avait un autre projet en tête: devenir dentiste. Mais après avoir échoué à un cours de son certificat en biologie, le soleil de Californie et le (maigre) salaire d’un emploi dans une boutique Gap l’emportent sur ses études.

Tout change pour lui en 1997, lorsqu’il participe «pour le plaisir» à la compétition de mannequins masculins de l’année organisée par l’International Modeling and Talent Association, à New York. Il gagne la première position, l’emportant sur un certain… Ashton Kutcher, qui se contente de la deuxième place. Sur YouTube, Duhamel, âgé de 26 ans à l’époque, décrit son moment de gloire comme «le plus beau jour de sa vie». «J’étais un enfant sorti de nulle part, se souvient-il. Et tout à coup, je me retrouvais à New York et je gagnais ce prix. Je croyais que c’était la chose la plus cool au monde. Aujourd’hui, on dirait plutôt un remake de Zoolander. Le plus beau jour de ma vie? Je ne pense plus que je pourrais dire cela aujourd’hui.»

Parce que la suite s’annonçait encore plus belle pour Duhamel. Après quelques contrats de mannequinat, il commence à faire ce qu’il aime vraiment: jouer. Il apparaît d’abord dans la télésérie "All My Children" pour ensuite décrocher le premier rôle dans Gagnez un rendez-vous avec Tad Hamilton. Mais à ce jour, c’est son rôle de commandant Lennox dans la trilogie Transformers qui a marqué les esprits.

Paramount a déjà annoncé qu’une quatrième mouture attend la franchise, mais aucun acteur des volets précédents n’en fera partie. «Ils réinventent la série, confirme-t-il. Je leur souhaite la meilleure des chances. Faire partie des trois premiers films a changé ma vie et je leur en serai toujours reconnaissant. Mais c’était le temps pour moi de passer à autre chose.»

Homme en quarantaine

Duhamel nous rappelle qu’il vient de franchir le cap des 40 ans et qu’il est peut-être temps pour lui de tourner une page. «Autrefois, 40 ans m’apparaissaient si vieux. Mais le temps nous rattrape tous. Aujourd’hui, je me sens mieux dans ma peau qu’à mes 32 ou 33 ans. J’essaie d’être la meilleure version possible de mes 40 ans.»

Et la meilleure version de Duhamel exclut les cheveux blancs. Du moins, dans l’adaptation cinématographique d’Un Havre de paix. Dans le livre, pourtant, son personnage a la tête blanche. «Les producteurs voulaient que je garde mes cheveux bruns pour me faire paraître plus jeune, explique-t-il. Peut-être pour interpeler la mafia contrôlée par les adolescentes!»

Ce n’est pas comme si les styles capillaires effrayaient la star. Dans quelques mois, il exhibera un mohawk dans le thriller Scenic Route. Il vient aussi de terminer le tournage du drame You’re Not You, aux côtés de Hilary Swank. «En fait, dans ce film, j’ai beaucoup de cheveux gris. Je n’ai aucun problème à arborer de nouvelles coiffures. Aussi bien m’amuser avec ma crinière avant que je sois trop vieux et que je n’aie plus un poil sur le coco!» Les producteurs d’Un Havre de paix n’avaient pas qu’une image claire de sa chevelure. Ils voulaient également les muscles de Duhamel bien découpés. «On m’a averti que je devrais tourner plusieurs scènes torse nu sur la plage. On m’a offert un entraîneur. Le message était clair: il fallait que je sois plus en forme.»

La directive n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd: «Je ne me déshabille pas dans beaucoup de films. Je ne suis pas très choyé dans ce département, donc j’ai donné le meilleur de moi-même au gym pendant quelques mois. Et j’ai coupé les beignes!» Josh Duhamel a pris son rôle si au sérieux qu’il est arrivé en Caroline du Nord deux semaines avant le début du tournage. Entre ses séances d’entraînement, il écrivait sur son personnage. «Sur la plage, stylo et petit journal en mains», se souvient-il.

Josh Duhamel, Julianne HoughLa vie en rose

Difficile d’imaginer l’acteur écrivant un journal sur la plage. Encore plus en train de lire ou de regarder une histoire signée Sparks. «Je suis un grand fan, nous surprend-il. Tous ses films sont selon moi intemporels. En même temps, je ne voulais pas que l’on compare ce film à ses précédents, et qu’il soit prévisible. Cette histoire d’amour n’est pas construite comme une peinture à numéros.»

On ne verra donc pas de langoureux baisers sous la pluie, de balades en canoë et de promenades sur la plage? «Bien… oui, vous en verrez», admet-il. Mais il promet plusieurs rebondissements. «Tout parent en quête d’une nouvelle relation amoureuse doit d’abord et avant tout penser à ses enfants. Ce n’est donc pas une histoire d’amour impliquant seulement deux personnes. C’est un peu plus réel que ça.»

Pas plus réel que son histoire d’amour avec Fergie, qu’il a mariée en 2009. Le célèbre couple vient de souligner son dixième anniversaire de vie commune. Duhamel croit savoir ce qui fait perdurer leur relation: «Il faut vraiment aimer la personne avec qui on est, pas seulement en être amoureux, mais vraiment l’aimer. J’aime beaucoup ma femme. Elle est drôle, amusante, très gentille, généreuse et attentionnée. Nous venons du même milieu; nos parents sont d’anciens professeurs et sont catholiques. Nous avons grandi modestement. On ne tient donc rien pour acquis.»

Duhamel prend une longue pause avant de conclure: «La vie est belle. J’espère que 2013 sera le prolongement de 2012. Je sens vraiment que ma carrière avance. Les dernières années ont été bonnes. Je commence à être plus confiant, comme acteur et comme mari.» Nous, on souhaite simplement qu’il reste… gentil comme un cœur.

 

Un Havre de paix prend l'affiche le 14 février.